Je vais vous conter une histoire...
C'est l'histoire d'un gars, un bonhomme, un type, ce que vous voulez... Bref, c'est mon histoire.
Ce gars avait hérité de son père, cet engouement, à la fois sensoriel et analytique, qui le pousse à vouloir toujours aller plus loin.
Différents univers, différentes personnes... celui de la moto, et des motards.
Sur la route, plaisir à enchainer les courbes, sentir l'air sur le bout du nez, le corps se relacher, dans une valse qui ne saurait cesser, toutes sortes de paysages, qui enchantent le regard, nul besoin d'aller vite, juste souple et fluide...
Au comptoir, conter ses racontoirs, chope à la main, la deuxième droite qui prêterait à croire à un poignet cassé, mimique d'un évènement volé au temps se situant sur une route, un chemin, à la façon des marins-plaisanciers dont le mal de terre laisserait à croire qu'ils auraient traversés plusieurs océans en une seule après-midi, conte de Mécanique d'antan, et histoires fantastiques avec la marée chaussée.
J'aime ça!
Pour que tout le monde comprenne, comme tout le monde, j'ai débuté.
Premiere brêle, six-cent.
Premiere pelle, c'était avec ce six-cent.
Premiers cours de mécanique moto, encore cette fichue siiiiix-ceeeeent.
Puis, plusieurs milles, sept-cinquantes, douze-cents, solo et attelé. Un vrai bordel dans le garage, où chacune avait sa place, et devait attendre son tour pour enfin pouvoir vibrer, à deux ou à quatre cylindres-pistons.
Bref, des heures donné à enrouler, et à mécaniquer.
Puis, pause. Tout revendu. Les brêles, les outils, la baraque et ses garages.
J'ai quand même repris un douze, au cas où.
Bon, jusque là, vous remarquerez, je n'indique aucune modèle.
Reprenons.
Il y a quelques semaines, mon père m'a annoncé qu'il arrêtait la moto. Ca faisait déjà un moment, et le temps normand n'y avait rien arrangé.
Ca m'a fichu un coup.
Il m'a proposé de reprendre sa mot'.
Un autre douze-cent. Truc Kawa que je connais pas. Jamais foutu les mains là-dedans. Encore un foutoir de plus.
Pourtant de chez kawa, j'avais bien aimé le Zx9r et d'autres saucisses essayé en concession, mais j'ai pas dépensé un sou dans c'te marque pour autant.
Moi, des Suz', des Yam', Aprilia, trucs du genre, citage de marque
Sauf que... Secret bien caché, chose inavouable, enfin maintenant j'ai plus de quarante ans, y'a prescription.
Bref, dans ma chambre d'ado boutonneux tronnait le poster format A2 de ma licorne de l'époque, une zzr 1100. Oui, une kawa!
Alors forcément, j'ai dit oui! Zrx, héritière du bloc de la zzr, j'allais pas passer à côté.
Bref, il y a deux semaines, j'ai récup' le brelon.
Un zrx 1200 s, première immat en 2002.
Un grand merci à un des membres du club pour son aide pour décharger l'engin, ses précieux conseils, ses béquilles, et parce que je l'aime bien tout simplement, c'est lui qui m'a dit de m'inscrire!
Maintenant, je refous à nouveau les mains dans la mécanique.
Le programme est léger, et casse-bonbon par ailleurs, pour moi, parce que j'ai horreur des trucs qui puent.
Elle tournait sur trois pattes, je lui en ai remis quatre, "easy".
Elle pisse de ses spis de fourches, je lui ai retiré les bras, un vrai torsionnaire!
L'huile de fourche, c'est un peu comme les aisselles au sortir d'une salle de sport : on a pas envie de sentir, mais on y échappe pas.
Wait&see, je ne peux pas être partout en même temps.
Etriers avant grippés. Les mêmes m$@&~s que sur le B12. Six pistons et des gorges pleines de substances bizarres qui collent et qu'il faut nettoyer.
Je vous ai pas dit: je deteste le lockheed. Sensation bizarre sous les doigts. Berkkkk.
Wait&see, et puis un ami va m'aider parce qu'il a bien compris que j'en ai raz le postérieur des étriers
Silencieux d'échappement. Comment dire, avec ses 83000kms, il a pris du jeu.
De toute façon, ces m$@&~s, de l'extérieur, t'a toujours l'impression que c'est en bon état, et c'est vrai tant que tu n'as pas réellement controlé.
Tant que ça brille, t'a l'impression que tout va bien, pis, au démontage, à l'intérieur, y'a plein de trucs bizarres qui demandent qu'à lâcher.
Je suis donc à la recherche d'un silencieux, non en "bon état", factuellement controlé
J'ai pas prévu de déposer le moteur. La cloche d'embrayage n'est pas marquée.
Vidange des fluides, on verra les couleurs qui sortent.
Boudins à changer. Normal. Ca permet de déposer les roues, controler les roulements, en général, dès que tu démontes, y'a d'autres trucs à faire.
Donc, j'évite de tout démonter, j'en ai assez fait par le passé, la passion mécanique c'est une chose, là j'ai envie de rouler.
Ll'objectif étant une remise en route, et voir si cette moto me convient dans mon usage.
Au plaisir de vous rejoindre et d'échanger ensemble!
Guillaume
Ps: là j'ai fait un beau roman, la prochaine sera courte







